lundi 28 décembre 2009

Du courage

En reprendre ces jours-ci, à lire certains, qui ne lâchent rien, malgré la calomnie, la condescendance, les quolibets fussent-ils feutrés (n'est-ce pas excessif ? demande-t-on à Todd). Même si, bien entendu, il y a chez chacun matière à discuter, à s'opposer - reste avant tout matière à ne pas désespérer.

Alain Badiou, qui se prend de face, et longuement, Alain Finkielkraut sur le site du Nouvel Obs : c'est passionnant, entre autres le refus sans concession (
"l'islamisme, ce sont des groupuscules fascistes, je ne vois aucun inconvénient à dire ça"), clair et net, exemplaire, du piège à cons :


"Ces questions sont insignifiantes, c'est ça ma conviction.
Moi je suis sur ces questions un nietzschéen rigoureux. Dieu est mort, et depuis longtemps. Donc il faut partir de l'idée que quand on est face à de phénomènes dits de civilisation ou de religion, ils dissimulent autre chose que leur qualité apparente. Qu'est-ce qui se tient vraiment là-derrière ?
"

Et aussi sur la responsabilité, toujours, de ceux qui choisissent de parler :

"Et vous croyez que vous allez faire ça innocemment ? Eh bien vous vous trompez. Il y aura des gens pour se servir de cette pseudo construction intellectuelle. Car la situation est grave. Mais elle n'est pas grave comme vous pensez.
"

Emmanuel Todd, dans le Monde,
citoyen révulsé, pour qui "taper sur Nicolas Sarkozy est une activité saine, morale et satisfaisante" comme expliqué lors de son très remarquable passage sur Causeur mais qui n'en reste pas là, qui confirme à contre courant certaines de nos intuitions, sur l'intégration, qui cahin-caha est en train de réussir malgré la violence sociale, sur l'identité française même qui a de quoi le rendre plutôt optimiste, etc. Tout cela va encore déchainer les wishful thinkers de la guerre ethnique qui vient, comme ils disent, ces anticonformistes si prudents qu'ils n'osent plus le mot race.

Pour finir, encore un lien sur le Nouvel Obs avec extraits en avant-première (
sortie le 6 janvier) :
"
Underworld USA », de James Ellroy, est le dernier volet de sa grande trilogie criminelle. En huit cents pages éblouissantes et cauchemardesques, il raconte l'Amérique des années 1960."
Ma foi, que des écrivains de ce calibre continuent à se colleter la réalité de leur société, ça aide aussi, pas qu'un peu, à garder courage.

vendredi 25 décembre 2009

Smiling faces I can see



Jagger, Richards, Oldham
1965
Cadeau !

jeudi 24 décembre 2009

D'autres gens

Où vont-ils se cacher ? Bientôt, il n'y aurait plus personne et elle se retrouverait seule. Quelqu'un de la deuxième catégorie passe en boitillant, s'arrête, se tourne et lui dit timidement :
- Vous allez attraper la mort.
- Vraiment ? dit-elle.


mardi 22 décembre 2009

Dernière station avant l'autoroute


[...]

Bonus track : Toto_zero n'a pas pu s'empêcher de mettre à l'abri sa chère Grande Gaîté : allez-y donc, c'est sa tournée, l'intégrale et sans sponsor cette fois. La Grande Gaîté, donc : Aragon a 30 ans, il a fait le tour de tout, rompu avec tout. Il va se rendre : dernière station dirait-on. A crier dans les ruines, déchirant et bizarrement introuvable en dehors des Pléiades et oeuvres complètes.

Me voici sur mon trente-et-un
Paraît
Que les petits cochons
Les petits cochons
Ne m'ont pas mangé
Allons
Les grands cochons
Me mangeront