mardi 23 novembre 2010

Robrieux

Se transformer en son contraire, aboutir finalement à  un point diamétralement opposé au point de départ, c'est le sort fatal de tous les mouvements historiques qui ignorent leur genèse et leurs conditions d'existence.

[On manifestait, bien sûr, on se dispersait, comme toujours, et on n'a pas su la mort, ce premier octobre, de Philippe Robrieux. Un de nos maîtres, de ceux que l'on n'a jamais vu, ni entendu - mais on a lu et relu ces gros livres rouges, tant nous était nécessaire de comprendre un tant soit peu le pourquoi du comment du désastre.]

4 commentaires:

  1. Son Thorez, en particulier. Tiens, ça me fait penser que vous lisiez le Wieviorka (Maurice et Jeannette) : recommandable ?

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  2. Oui, vraiment. Crtitique mais étonnamment empathique, le contraire des Courtois Kriegel et compagnie.

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  3. Philippe Robrieux, je l'ai rencontré, je crois, à l'occasion d'une conférence. Il m'avait donné l'impression d'un homme résolu, non point blessé par son passé, mais acharné à l'analyser. C'était aussi une puissante mécanique intellectuelle. Il m"a laissé un le souvenir d'un homme fort, mêlé de sympathie.

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