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mardi 28 juillet 2026

Dans les livres #260

Quaerendo invenietis.

[Bach le 28 juillet (1750), Saint-Nazaire aussi, Saint-Samson, clic-clic, Audiard, Isou, Loesser, Cyrano, et cous coupés.]

samedi 8 janvier 2011

Des journées entières dans les livres #33 ½

J'entrepris d'écrire, à l'intention de ma mère adoptive, une lettre de suicide, que j'enverrais peu avant de me donner la mort, dans trois jours, une semaine, un mois, je ne savais, mais enfin ce serait chose faite, je veux dire écrire cette lettre.

jeudi 6 janvier 2011

Des journées entières dans les livres #33

Je vivais alors au 17 montée de la Grande Côte, entre la rue René Leynaud et la rue des Tables Claudiennes, tout contre le modeste Jardin des Plantes lyonnais. C'était mon troisième logement en deux mois. Les immeubles étaient vétustes, le quartier passait pour mal famé, et on pouvait encore trouver là des appartements agréables à des loyers bon marché. J'occupais un trois pièces au troisième et dernier étage d'un immeuble bourré d'Italiens. Tout le bas de la rue était peuplé d'Italiens, le milieu de Noirs et le haut de Nord-Africains. Les frontières étaient assez strictes, sauf le samedi soir où les Nord-Africains dévalaient la côte au grand galop en brandissant des couteaux, des gourdins ou même des haches. Le samedi soir également, des jeunes gens venus des banlieues lointaines, après s'être faussé le jugement à force de boissons alcoolisées et de conversations vociférantes dans les cafés de la place des Terreaux, remontaient parfois vers la Croix-Rousse et assommaient le promeneur attardé. Il fallait être prudent.