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jeudi 7 juin 2018

Un air qui vaut pas dix ronds #334


Leprest - Arti, 1992

[Blondin, le 7 juin 1991. Forster, sinon, Miller, Jean Harlow clic-clic. Et l'anniversaire de Fred Vargas.]

vendredi 6 novembre 2015

mercredi 1 janvier 2014

Let's dance encore


Cran d'arrêt de Boisset, sur le cable ce soir, c'est la Vénus privée de Scerbanenco, scénario et dialogues Blondin.

jeudi 7 juin 2012

Des journées entières dans les livres #104

C’est la nuit maintenant, manteau des déracinés. Sous la veilleuse qui veille quoi, la religieuse se prend à égrener son chapelet, le monsieur décoré se déchausse en douce, le pêcheur remaille son filet, le vieux jockey se sent le derrière entre deux selles, les archiducs s’endorment au garde à vous, Dolorès achève des lainages pour ses enfants qu’elle n’achève pas… et moi, j’attends que les communications soient rétablies entre les êtres.
Un jour, peut-être, nous abattrons les cloisons de notre prison ; nous parlerons à des gens qui nous répondront ; le malentendu se dissipera entre les vivants ; les morts n’auront plus de secrets pour nous. 
Un jour, nous prendrons des trains qui partent. 

[Antoine Blondin, † le 7 juin 1991. Jean Harlow, Henry Miller aussi, un 7 juin clic-clic.]

samedi 9 avril 2011

Des journées entières dans les livres #49½

Je comprend mal l'émotion intense qui m'étreint, à un moment donné, à la pensée qu'en ce même instant je pourrais être sur une route ensoleillée des Charentes, ou sur les falaises lumineuses et brumeuses qui dominent Rouen, ou dans la voiture de Claude entre Brive et Limoges, ou dînant à Poitiers, ou arrivant à Bayonne. L'image se rattache toujours à du déjà vu, du déjà ressenti; tout y concourt à créer l'hallucination : les parfums, les couleurs, l'écho à peine éteint des paroles qui auraient pu être échangées, le temps qu'il fait et l'heure qu'il est. Il me semble alors que là, et pas ailleurs, devrait être ma place dans le monde et ce sentiment, voisin de celui d'avoir gâché ma vie, est plein d'une délectable nostalgie. 

[L'année dernière clic-clic, on saluait Bernard Frank.]

vendredi 18 mars 2011

Des journées entières dans les livres #49

Au fond, ce qui me donne le plus de mal dans le Tour de France, ce n'est pas le papier à faire, c'est le papier à fleurs, celui de nos chambres d'hôtel, sur les murs contre lesquels nous poussons nos tables pour écrire et qui change constamment, nous plongeant au préalable dans un terrible dépaysement.