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samedi 14 mai 2022

Relance de la consommation

[David Byrne, sinon, Frank Sinatra, Rita Hayworth aussi, Tom Wolfe, Emma Goldman, Bayard et puis Miossec clic-clic.]

vendredi 8 novembre 2019

Relance de la consommation

[On a aussi clic-clic Milton, via Nick Cave, Franck, via Visconti, Delon, Rickie Lee Jones, Euphrosyne et Fréhel, et Gabin.]

jeudi 27 décembre 2018

Mesplède (dans les livres #227)

Tu as mon feu vert pour engager MESPLÈDE, si tu penses qu’il a sa place dans le dispositif. Tu peux recruter le reste de l’équipe à ta guise. En ce qui concerne MESPLÈDE : attention. Son curriculum vitæ donne un peu froid dans le dos.

[Claude Mesplède, le 27 décembre 2018. Le 27 décembre clic-clic, on a aussi Ronsard et Pierre Clementi, l'ogre et des poètes russes, et Michel Piccoli, 93.]

jeudi 7 mai 2015

Éternel retour vers le futur (relance de la consommation)

[Tout ça pour dire qu'on se retrouve le clic-clic 28 décembre 2009. Le 7 mai, sinon, c'est Zorro, Gisèle et Marilou, les saintes, clic-clac, le roi des Grecs et Kanellos, le chien de la révolution. On part finir la semaine sur les bords de la Vézère, on reviendra.]

mardi 15 janvier 2013

Des journées entières dans les livres #139

Vivante, je ne l'ai jamais connue, des choses de sa vie je n'ai rien partagé. Elle n'existe pour moi qu'au travers des autres, tant sa mort suscita des réactions transparaissant dans le moindre de leurs actes. En remontant dans le passé, en ne cherchant que les faits, je l'ai reconstruite, petite fille triste et putain, au mieux quelqu'un-qui-aurait-pu-être, étiquette qui pourrait tout autant s'appliquer à moi. J'aurais souhaité pouvoir lui accorder une fin anonyme, la reléguer aux quelques mots laconiques du rapport final d'un Inspecteur de la Criminelle, avec copie carbone pour le Bureau du Coroner, et quelques formulaires supplémentaires avant qu'on ne l'emmène à la fosse commune. La seule chose qui n'allait pas avec ce souhait, c'était qu'elle n'aurait pas voulu qu'il en fût ainsi.


[Elizabeth Ann Short, † le 15 janvier 1947. Une fille noyée aussi, clic-clic, et la révolution.]

mercredi 11 juillet 2012

Obscure

Iearned how to take the loner hero here and elsewhere, while I learned more than anything else out of taking Lew Archer lovelessness and give it a voice of passion.

[Kenneth Millar, Ross Macdonald, † le 11 juillet 1983 - de nouvelles traductions arrivent, parait-il très bonnes, à suivre. Rapprocher son nickel ébloui, sinon : le Fonds Thorez - Vermeersch clic-clic.]

vendredi 4 mars 2011

Les merveilles (A Very Merry Unbirthday #2)

La Félure, c'était poésie, merveilles et golf ; moi, c'était femmes, merveilles et golf. Par "merveilles", j'entends la même chose pour tous les deux : le boulot, les rues, les gens et l'éthique mouvante de ceux-là mêmes, à savoir nous, qui quotidiennement avaient leur lot de poivrots, de fêlés, de lopes et de demi-sels, d'exhibitionnistes, de racoleuses, de fumeurs de joints, de cambrioleurs, de tous les détritus solitaires et sans nom de la race humaine.

[Lee Earle Ellroy, né le 4 mars 1948 à Los Angeles : la photo est de Patrick Swirc. Un 4 mars aussi mourait Claude Nougaro, qu'on écoutait ici clic-clic chanter Audiberti - une de ces chansons qui défient le temps.]

dimanche 14 novembre 2010

Des journées entières dans les livres #21

Lorsque mes ambitions d'animal de proie me poussèrent vers ce labyrinthe brutal de mort, de honte et de trahison en 1951, ce n'était que mon commencement. Lorsque l'écheveau eut fini de se dévider en 1955, je compris que le désir consenti de me mouvoir en la compagnie, d'être partie prenante, de ces dizaines d'existences que leurs forces d'entrainement démoniaques avaient conduites en transit clandestin, c'était ça les merveilles - tout autant que ma rédemption ultime.

jeudi 2 septembre 2010

Mais... Conrad Veidt danse

Paul Leni, mort le 2 septembre 1929, c'est le cinéma expressionniste à lui tout seul, avant-garde allemande et Hollywood Universal Studios : une carrière fulgurante, quelques films qui marquent définitivement l'époque - et dont on suit toujours la trace, comme son Homme qui rit, de James Ellroy au Joker de Batman. L'homme qui rit, c'était le grand Conrad Veidt, le même - bon dieu, ça vient de loin - celui-là même que chantait Marquis de Sade - on avait vingt ans : in girum imus nocte, pourrait-on dire.

mardi 17 août 2010

Des journées entières dans les livres #1

Le premier Ellroy, un des moins (re)connus, la déchéance d'un privé alcoolique et mélomane, sa rédemption - possible, incertaine : ainsi donc poursuivra-t-il sa vie - essayant d'apprécier la beauté. Mais je tiens bon. J'écoute beaucoup de musique.
En le dédicaçant, il a prévenu, de sa grande écriture occupant toute la page :
Doomonic grief resides within. C'est exactement ça.

samedi 9 janvier 2010

Ne pas perdre son temps 1/1

Underworld USA est donc là, comme prévu. On l'ouvre, pour de vrai, au hasard : Chicago 1968. Quelques lignes lues, à peine, et remontent les souvenirs ébahis de ceux qui découvraient alors, émerveillés, que le gendarme du monde n'arrivait même plus à tenir ses propres gosses. On avait l'info, par bribes, pas vraiment mise en perspective : l'Amerike, les Black Panthers, Hippies et YIPpies, Bobby Seale et les 7 de Chicago, Jerry Rubin et Abbie Hoffman. Ce livre, qui nous a enfin raconté l'histoire, celle que l'on voulait entendre :

Do it

Lu à quoi treize ans, quatorze ? Je l'ai encore, un vieux poche de 1973 en trop bon état, sûrement pas celui alors lu et relu. Envoi :

A Na
ncy, à la défonce
A la télé couleur
A la révolution violente !


Une préface du porte-parole des Black Panthers, réfugié politique dans l'Alger de la Tricontinentale, tonnant contre la nouvelle Babylone; la visite au Che en 1964 - "Vous êtes dans le ventre de la bête. Je vous envie" - et c'est parti pour quelques années d'activisme tous azimuts - et bien azimuté : "Je suis d'accord avec votre tactique, mais je me fous de votre programme". Pour la suite, et vu d'aujourd'hui, on lira l'analyse d'Article XI.


On se rappelle ensuite la fameuse photo des Sept de Chicago, les meneurs justement des émeutes de 68, par excusez du peu : Richard Avedon.





Et on tombe sur cette page, passionnante et particulièrement bien illustrée : A Brief, Intense Intimacy : Richard Avedon and His Subjects clic-clic, et sur cette photo de Malcolm X, superbe, que je ne connaissais pas. Voilà, ça fait ma journée.















lundi 28 décembre 2009

Du courage

En reprendre ces jours-ci, à lire certains, qui ne lâchent rien, malgré la calomnie, la condescendance, les quolibets fussent-ils feutrés (n'est-ce pas excessif ? demande-t-on à Todd). Même si, bien entendu, il y a chez chacun matière à discuter, à s'opposer - reste avant tout matière à ne pas désespérer.

Alain Badiou, qui se prend de face, et longuement, Alain Finkielkraut sur le site du Nouvel Obs : c'est passionnant, entre autres le refus sans concession (
"l'islamisme, ce sont des groupuscules fascistes, je ne vois aucun inconvénient à dire ça"), clair et net, exemplaire, du piège à cons :


"Ces questions sont insignifiantes, c'est ça ma conviction.
Moi je suis sur ces questions un nietzschéen rigoureux. Dieu est mort, et depuis longtemps. Donc il faut partir de l'idée que quand on est face à de phénomènes dits de civilisation ou de religion, ils dissimulent autre chose que leur qualité apparente. Qu'est-ce qui se tient vraiment là-derrière ?
"

Et aussi sur la responsabilité, toujours, de ceux qui choisissent de parler :

"Et vous croyez que vous allez faire ça innocemment ? Eh bien vous vous trompez. Il y aura des gens pour se servir de cette pseudo construction intellectuelle. Car la situation est grave. Mais elle n'est pas grave comme vous pensez.
"

Emmanuel Todd, dans le Monde,
citoyen révulsé, pour qui "taper sur Nicolas Sarkozy est une activité saine, morale et satisfaisante" comme expliqué lors de son très remarquable passage sur Causeur mais qui n'en reste pas là, qui confirme à contre courant certaines de nos intuitions, sur l'intégration, qui cahin-caha est en train de réussir malgré la violence sociale, sur l'identité française même qui a de quoi le rendre plutôt optimiste, etc. Tout cela va encore déchainer les wishful thinkers de la guerre ethnique qui vient, comme ils disent, ces anticonformistes si prudents qu'ils n'osent plus le mot race.

Pour finir, encore un lien sur le Nouvel Obs avec extraits en avant-première (
sortie le 6 janvier) :
"
Underworld USA », de James Ellroy, est le dernier volet de sa grande trilogie criminelle. En huit cents pages éblouissantes et cauchemardesques, il raconte l'Amérique des années 1960."
Ma foi, que des écrivains de ce calibre continuent à se colleter la réalité de leur société, ça aide aussi, pas qu'un peu, à garder courage.