Maryse Horvel, substitut du procureur, avait été alertée, à la fin de la première nuit de la permanence d'une semaine qu'elle effectuait en roulement avec ses collègues, par l'appel du central de la préfecture de police reçu sur son portable.
Etc.
Hélas, etc. Un tirage à la ligne d'anthologie, le traitement paresseux au possible de quelques lieux communs d'époque, une histoire improbable et téléphonée, des personnages en carton et un scandale à deux balles : tout ce qu'il fallait semble-t-il pour choper un des prix qui vont bien. Mission, voilà, accomplie (doublement, même). Thierry Jonquet était un auteur éminemment sympathique, qui a commis de réjouissants brulots anti-staliniens, quelques polars assez réussis et plutôt imprudents, sur la fin, assez peu respectueux des convenances telles qu'on les dicte à Télérama. C'était aussi l'auteur de Moloch, livre ni fait ni à faire - et ce n'est pas de ma faute si le 25 juin, c'est - hé oui - la Saint-Moloch.