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lundi 24 janvier 2022

Networking #19

De pie, desde la izquierda: Robert Mulligan, William Wyler, George Cukor, Robert Wise, Jean Claude Carriére y Serge Silberman. Sentados, desde la izquierda: Billy Wilder, George Stevens, Luis Buñuel, Alfred Hitchcock y Rouben Mamoulian. John Ford se marchó antes de que se tomara la fotografía y Fritz Lang, que estaba invitado, no pudo asistir debido a su delicado estado de salud.


[George Cukor, † le 24 janvier 1983. Aussi Modigliani, la Danse macabre, Churchill, Ken Darby, Ira Hayes, clic-clic, Van Zandt, Caligula, Goubert, Frank, Perros et Miossec.]

lundi 29 juillet 2019

Photomaton #22

Luis Bunuel in a photobooth.

[Luis Buñuel Portolés,  en 1983 ; aussi  Chris Marker, Van Gogh, Martha(s), Schumann,  Veuve Clicquot : un 29 juillet clic-clic.]

lundi 18 août 2014

En el set #95 (un joyeux non-anniversaire #171)

Carole Bouquet, Fernando Rey y Luis Bunuel en el set de Ese oscuro objeto del deseo, Cet obscur objet du désir, 1977.

[Le 18 août clic-clic, c'est l'anniversaire de Carole Bouquet, mais pas que : Polanski, Anita Loos, Helena et Rezvani, Milena et Kafka, Miossec et la réforme des retraites, Simenon, Garcia Lorca enfin, par Cohen, grande classe.]

jeudi 16 février 2012

Des journées entières dans les livres #94

— Un bidon de pétrole allumé sous leur lit… Le v’là, mon cadeau…
C’était chouettement répondre. Du reste, ce Baptiste était un homme épatant dans la politique.
— Et le vôtre, Célestine ?… me demanda-t-il à son tour.
— Moi ?
Je crispai mes deux mains en forme de serres, et faisant le geste de griffer, férocement, un visage.
— Mes ongles… dans ses yeux ! répondis-je.
Le maître d’hôtel à qui on ne demandait rien et qui, de ses doigts méticuleux, arrangeait des fleurs et des fruits dans une coupe de cristal, dit sur un ton tranquille :
— Moi, je me contenterais de leur asperger la gueule, à l’église, avec un flacon de bon vitriol…
Et il piqua une rose entre deux poires. 

Ah oui ! les aimer !… Ce qui est extraordinaire, c’est que ces vengeances-là n’arrivent pas plus souvent. Quand je pense qu’une cuisinière, par exemple, tient, chaque jour, dans ses mains, la vie de ses maîtres… une pincée d’arsenic à la place de sel… un petit filet de strychnine au lieu de vinaigre… et ça y est !… Eh bien, non… Faut-il que nous ayons tout de même, la servitude dans le sang !…
Je n’ai pas d’instruction et j’écris ce que je pense et ce que j’ai vu… Eh bien, je dis que tout cela n’est pas beau… Je dis que, du moment où quelqu’un installe, sous son toit, fût-ce le dernier des pauvres diables, fût-ce la dernière des filles, je dis qu’il leur doit de la protection, qu’il leur doit du bonheur… Je dis aussi que si le maître ne nous le donne pas, nous avons le droit de le prendre, à même son coffre, à même son sang.



[Octave Mirbeau, né et mort un 16 février : pour lire le Journal d'une femme de chambre, c'est ici clic-clic. Sinon, l'année dernière clic-clac, B.B. King (Lucille !) et ADG.]

mardi 9 mars 2010

Different colors made of tears

Leopold von Sacher-Masoch est mort le 9 mars 1895, et on ne saurait raisonnablement en dire beaucoup plus. On a succombé quand même, et pour toujours, à sa Vénus in furs, relue sur le mode hypnotique par Lou Reed, et dont on découvre, une à une, les traces un peu partout, de la Séverine de Belle de Jour jusqu'à Wanda (et ses sirènes).



On ne se lassera d'ailleurs pas davantage de la petite-nièce von Sacher-Masoch, notre universelle et définitive Sister Morphine : une vraie beauté détruite, disait Miossec, il n'y a rien de plus émouvant.



On se rappellera encore que Robert Mapplethorpe, mort un autre 9 mars - 1989, avait aussi photographié et Marianne Faithfull et tout ou partie du Velvet Undergound. On n'en déduira justement rien.