[Rita, comme à chaque Sainte-Gilda clic-clic.]
vendredi 13 avril 2012
jeudi 12 avril 2012
Un joyeux non-anniversaire #44 (des journées entières dans les livres #76 ½)
Je jouais une de ses pièces, Victime du devoir, au Théatre de la Huchette en 1956. Il se pochetronnait quotidiennement au bistrot d'en face et m'avait mandaté pour faire le guet et l'avertir de filer avant que sa femme ne le surprenne. Au début, c'était tout de même gratifiant d'être espion au service de Ionesco mais être planté à la porte d'un troquet sans pouvoir y entrer est devenu très vite franchement emmerdant.
[Jean-Pierre Marielle, 80 ans aujourd'hui. D'habitude, le 12 avril clic-clic, on ne sait plus pourquoi, c'est Autin-Grenier.]
mercredi 11 avril 2012
mardi 10 avril 2012
lundi 9 avril 2012
Un fameux bail
Henri-Pierre Roché, † le 8 avril 1959. En d'autres temps clic-clic, Frank et Blondin (Barbarella, aussi).
dimanche 8 avril 2012
La Saint-Walther (PPK)
Et Picasso, clic-clic (les prix baissent parait-il, les marchés jouent le conceptuel chinois).
samedi 7 avril 2012
vendredi 6 avril 2012
Vie de deux saints (Je me comprends #15)
Le 6 avril clic-clic, la Saint-Sature, la Saint-Guillaume-Eskill : ça y est, jusqu'à la fermeture, la rime en -il, la rime en -ur.
Essayons mon petit cœur d'argile
De se fondre dans la nature
Essayons de rester puéril
De rester jusqu'à la fermeture.
De se fondre dans la nature
Essayons de rester puéril
De rester jusqu'à la fermeture.
Miossec - Péchin 2004
jeudi 5 avril 2012
La Sainte-Irène (des journées entières dans les livres #97)
Ne me réveillez pas, nom de Dieu, salauds, ne me réveillez pas, attention je mords je vois rouge. Quelle horreur encore le jour encore encore la chiennerie l’instabilité l’aigreur. Je veux rentrer dans la mer aveugle assez d’éclairs qu’est-ce que ça signifie ces orages continuels on veut me faire vivre la vie du tonnerre on a remplacé mes oreilles par des plaques de tôle il y a des coups de grisou à chaque respiration de ma poitrine mes mineurs s’enfuient dans des galeries d’angoisse ça saute ça saute à qui mieux mieux. Mais ce n’est pas le jour c’est la dynamite On passe des épées dans mes paupières on enfonce des doigts dans ma gorge on frotte ma peau des graviers du réveil. N’arrachez pas mes ongles plongés dans le terreau des songes ma chair colle à l’ombre la nuit est dans ma bouche mon sang ne veut pas couler. Je dors nom de Dieu je dors.
Brutes je vais crier je crie brutes fils de truies enculées par les prie-Dieu avorton de caleçons sales boues de chiottes mailles sautées au bas des putains crapauds domestiques muqueuses purulentes vermines lâchez-moi roulures de rhododendrons poils d’aisselle bougies tontes de poux suints de rats copeaux noires déjections lâchez-moi je vous tue je vous pile je vous arrache les couilles je vous mâche le nez je vous je vous piétine.
Mort mort ils vont donc me réveiller ils me réveillent. A moi les cascades les trombes les cyclones l’onyx le fond des miroirs le trou des prunelles le deuil la saleté la photographie les cafards le crime l’ébène le bétel les moutons de l’Afrique à face d’hommes la prêtaille à moi l’encre des seiches le cambouis les chiques les dents cariées les vents du nord la peste à moi l’ordure et la mélancolie la glu épaisse la paranoïa la peur à moi depuis les ténèbres sifflantes depuis les cavalcades d’incendies des villes de charbon et les tourbières et les exhalaisons puantes des chemins de fer dans les cités de briques tout ce qui ressemble au fard des nuits sans lune tout ce qui se déchire devant les yeux en taches en mouches en escarbilles en mirages de mort en hurlements en désespoir crachats de cachou crabes de réglisse rages résidus magiques muscats phoques or colloïdal puits sans fond. A moi le noir.
Cul fientes vomissures loges lopes lopes cochons pourris marrons d’Inde saumure d’urine excréments crachats sanglants règles pouah sueur de chenilles colle morve bavure vous vous pus et vieux foutre abominables sanies enflures vessies crevées cons moisis mous merdeux renvois d’ail.
Si vous avez aimé rien qu’une fois au monde ne me réveillez pas si vous avez aimé !
[Le 5 avril sinon clic-clic, c'est du lourd : Alexandre Nevski, Ginsberg et Dylan.]
[Le 5 avril sinon clic-clic, c'est du lourd : Alexandre Nevski, Ginsberg et Dylan.]
mercredi 4 avril 2012
La Saint-Isidore
Les athlètes, les mécaniciens, les philosophes, les médecins ont
essayé, tour à tour, les moyens les plus divers. Ils ne savaient pas que
le mal qu’a fait l’homme ne peut plus se défaire. J’ai pardonné à la
profondeur de leur ignorance native, et je les ai salués des paupières
de mes yeux.
[D'autres 4 avril clic-clic, un autre Isidore - Isou - and the iron bells of Easter.]
mardi 3 avril 2012
Dantzig Twist
Une seconde version de Conrad Veidt, ma foi on ne s'en plaindra pas : Hans Walter Conrad Weidt, l'homme qui rit, mort un 3 avril clic-clic, le jour ici de Kurt Weill, de Fantomas et de Monsieur Richard - un bon jour pour mourir disait l'autre.
lundi 2 avril 2012
Une sorte de mieux-disant commercial
Depuis un an nous avons réaménagé
les rayons suivant un ordre que j'appellerai thématique.
dimanche 1 avril 2012
Un joyeux non-anniversaire #43
Je deviendrai excentrique
J'aurai rasoir électrique
Et peut-être un porte-clés
À musique.
J'aurai rasoir électrique
Et peut-être un porte-clés
À musique.
Ma vie va changer, on va m'appeler
Monsieur.
Renard - Thibaut 1969
[Marcel, Jean-Pierre, Balthazar Miramon, 83 ans aujourd'hui, ça fait plaisir. Pour le reste clic-clac, Hugo et Colette Magny, surtout.]
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