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lundi 3 mars 2025

Dans les livres #256

Il n’est pas mauvais que nos bibliothèques servent aussi de temps à autre de pense-bête, de repose-chat et de fourre-tout.

Dans la bibliothèque de Robert Bober - Book Club 2023.

[Perec, via Bober, le 3 mars 1982. Molinier, clic-clic, Pierre Benoit et Léo Malet aussi.]

vendredi 3 mars 2023

jeudi 3 mars 2022

Balnéaire #173

trente-neuf photos polaroïds prises par Georges Perec lors de la traversée qu'il effectua entre Le Havre et Ellis Island, du 25 avril au 1er mai 1979, à bord du porte-conteneurs le Lafayette

[Perec, le 3 mars 1982. Molinier, sinon, clic-clic, Pierre Benoit et Léo Malet aussi.]

mercredi 3 mars 2021

In articulos mortis #8

17. Aller du Maroc à Tombouctou à dos de chameau en 52 jours (…) il y a quelque part dans le Sud marocain un mur où on voit une affiche marqué « Tombouctou 52 jours » et puis des petits chameaux (…) ça doit être épuisant (…) en plus si on part avec une secrétaire on peut dicter la Chartreuse de Parme puisque c’est exactement le temps qu’il a fallu à Stendhal pour écrire la Chartreuse de Parme.

À FAIRE AVANT DE MOURIR, GEORGES PEREC dans l’émission « Mi fugue, mi raisin », novembre 1981 clic-clic.

[Perec, le 3 mars 1982. Molinier, sinon, clic-clic, Pierre Benoit et Léo Malet aussi.]

mardi 3 mars 2020

Selfie #333

Autoportrait au chevalet - Circa 1955
Tirage argentique d'époque sur papier brillant contrecollé sur carton, dos neutre.
11 x 8 cm.

[Pierre Molinier, le 3 mars 1976. Perec, sinon, clic-clic, Pierre Benoit et Léo Malet aussi.]

samedi 3 mars 2018

On s'en ira en Italie #193 (Dans les livres #220)

Un petit mot d'Urbino. Il fait beau. Viva les scampi fritti et les fritto misto ! Sans oublier Giotto et tutti quanti. Amicales pensées.

Deux cent quarante trois cartes postales en couleurs véritables, clic-clic.

[Perec, le 3 mars clic-clac, Pierre Benoit et Léo Malet aussi.]

vendredi 3 mars 2017

Contact Sheet #9

La rue Vilin par Pierre Getzler en juin 1970.

[C'est pour Perec, le 3 mars clic-clic, Pierre Benoit et Léo Malet aussi.]

jeudi 3 mars 2016

On the set #154

Inv. PH/0110.13 Georges Perec écrivant À l’intérieur du bâtiment d’Ellis Island. éditeur Collection Robert Bober New York/ Etats-Unis, 1979 dimensions : H. 30,5 - L. 40,5 cm 
L’ensemble des photographies présentées dans l’exposition furent réalisées pendant le tournage du film Récits d’Ellis Island, en mai 1979, et proviennent des archives de M. Robert Bober. Plusieurs membres de l’équipe du tournage ont pris ces photographies : Jacques Pamart, François Ede, Jean-Claude Brisson et Robert Bober. Propriété MAHJ

[Perec - Pierre Benoit et Léo Malet aussi, un 3 mars clic-clic.]

mardi 3 mars 2015

Mains #7

Fotografía de Bernard Plossu, 1978, Cortesía Galería Forym, Tarragon.

[Perec - Pierre Benoit et Léo Malet aussi, un 3 mars clic-clic.]

lundi 3 mars 2014

Ça a débuté comme ça #18

C’est en février 1953 que paraissent les premiers « Livre de Poche », Koenigsmark de Pierre Benoit (le n°1), L’Ingénue libertine de Colette, Les Clefs du royaume d’A.J. Cronin, Pour qui sonne le glas d’Hemingway… Ils valent alors deux francs.

[Pierre Benoit, mort un 3 mars (1962), Perec et Léo Malet aussi clic-clic.]

samedi 3 mars 2012

Un homme qui dort

Puis rien, longtemps, ou bien, plus tard, parfois, quelque part, quelque chose comme un astre blanc qui explose.

[Le 3 mars clic-clic, Perec et Léo Malet, ça suffit. La photo est de Claude Schwartz.]

jeudi 3 mars 2011

Ce drapeau sang et nuit

Ç'eût été une belle nuit sans, de par le monde, cette bande de vaches en train de forniquer.

[Le 3 mars, on se souvient ici de Léo Malet, mort en 1996, et de Georges Perec clic-clic.]

mercredi 3 mars 2010

Questionner ses petites cuillers

Ce qui nous parle, me semble-t-il, c'est toujours l'événement, l'insolite, l'extra-ordinaire : cinq colonnes à la une, grosses manchettes. Les trains ne se mettent à exister que lorsqu'ils déraillent, et plus il y a de voyageurs morts, plus les trains existent; les avions n'accèdent à l'existence que lorsqu'ils sont détournés; les voitures ont pour unique destin de percuter les platanes : cinquante-deux week-ends par an, cinquante-deux bilans : tant de morts et tant mieux pour l'information si les chiffres ne cessent d'augmenter ! Il faut qu'il y ait derrière l'événement un scandale, une fissure, un danger, comme si la vie ne devait se révéler qu'à travers le spectaculaire, comme si le parlant, le significatif était toujours anormal: cataclysmes naturels ou bouleversements historiques, conflits sociaux, scandales politiques ...
Dans notre précipitation à mesurer l'historique, le significatif
, le révélateur, ne laissons pas de côté l'essentiel : le véritablement intolérable, le vraiment inadmissible : le scandale, ce n'est pas le grisou, c'est le travail dans les mines. Les "malaises sociaux" ne sont pas "préoccupants" en période de grève, ils sont intolérables vingt-quatre heures sur vingt-quatre, trois cent soixante-cinq jours par an.
Les raz-de-marée, les éruptions volcaniques, les tours qui s'écroulent, les incendies de forêts, les tunnels qui s'effondrent, Publicis qui brûle et Aranda qui parle ! Horrible ! Terrible ! Monstrueux ! Scandaleux ! Mais où est le scandale ? Le vrai scandale ? Le journal nous a-t-il dit autre chose que : soyez rassurés, vous voyez bien que la vie existe, avec ses hauts et ses bas, vous voyez bien qu'il se passe des choses.
Les journaux parlent de tout, sauf du journalie
r. Les journaux m'ennuient, ils ne m'apprennent rien; ce qu'ils racontent ne me concerne pas, ne m'interroge pas et ne répond pas davantage aux questions que je pose ou que je voudrais poser.
Ce qui se passe vraimen
t, ce que nous vivons, le reste, tout le reste, où est il ? Ce qui se passe chaque jour et qui revient chaque jour, le banal, le quotidien, l'évident, le commun, l'ordinaire, l'infra-ordinaire, le bruit de fond, l'habituel, comment en rendre compte, comment l'interroger, comment le décrire ?
Interroger l'habituel. Mais justement, nous y sommes habitués. Nous ne l'interrogeons pas, il ne nous interroge pas, il semble ne pas faire problème, nous le vivons sans y penser, comme s'il ne véhiculait ni q
uestion ni réponse, comme s'il n'était porteur d'aucune information. Ce n'est même plus du conditionnement, c'est de l'anesthésie. Nous dormons notre vie d'un sommeil sans rêves. Mais où est-elle, notre vie ? Où est notre corps ? Où est notre espace ?
Comment parler de ces "choses communes", comment les traquer plutôt, comment les débusquer, les arracher à la gangue dans laquelle elles restent engluées, comment leur donner un sens, une langue : qu'elles parlent enfin de ce qui est, de ce que nous sommes.
Peut-être s'agit-il de fonder enfin notre propre anthropologie : celle qui parlera de nous, qui ira chercher en nous ce que nous avons si longtemps pillé chez les autres. Non plus l'exotique, mais l'endotique.

Interroger ce qui semble tellement aller de soi que nous en avons oublié l'origine. Retrouver quelque chose de l'étonnement que pouvaient éprouver Jules Verne ou ses lecteurs en face d'un appareil capable de reproduire et de transporter les sons. Car il a existé, cet étonnement, et des milliers d'autres, et ce sont eux qui nous ont modelés.
Ce qu'il s'agit d'interroger, c'est la brique, le béton, le verre, nos manières de table, nos ustensiles, nos outils, nos emplois du temps, nos rythmes. Interroger ce qui semble avoir cessé à jamais de nous étonner. Nous vivons, certes, nous respirons, certes; nous marchons, nous ouvrons des portes, nous descendons des escaliers, nous nous asseyons à une table pour manger, nous nous couchons dans un lit pour dor
mir. Comment ? Où ? Quand ? Pourquoi ?
Décrivez votre rue. Décrivez-en une autre. Comparez.
Faites l'inventaire de vos poches, de votre sac. Interrogez-vous sur la provenance, l'usage et le devenir de chacun des objets que vous en retirez.
Questionnez vos petites cuillers.
Qu'y a-t-il sous votre papier peint ?
Combien de gestes faut-il pour composer un numéro de téléphone ? Pourquoi ?
Pourquoi ne trouve-t-on pas de cigarettes dans les épiceries ? Pourquoi pas ?
Il m'importe peu que ces questions soient, ici, fragmentaires, à peine indicatives d'une méthode, tout au plus d'un projet. Il m'importe beaucoup qu'elles semblent triviales et futiles: c'est précisément ce qui les rend tout aussi, sinon plus, essentielles que tant d'autres au travers desquelles nous avons vainement tenté de capter notre vérité.


Approches de quoi ? Cause Commune, N°5, février 1973

Georges Perec est mort le 3 mars 1982. La photo est de Bernard Plossu.