[Georges Rouault, le 13 février 1958. Richard Wagner, sinon, Chuck Yeager, Dale Hawkins, Henri Salvador, clic-clic, Leslie Feist, Béatrice aussi, Kim Novak - et Volodine, de quoi lire.]
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lundi 13 février 2023
On the set #450
[Georges Rouault, le 13 février 1958. Richard Wagner, sinon, Chuck Yeager, Dale Hawkins, Henri Salvador, clic-clic, Leslie Feist, Béatrice aussi, Kim Novak - et Volodine, de quoi lire.]
dimanche 13 février 2022
A Very Merry Unbirthday #294 (en Italie #515)
The American actress Kim Novak (Marylin Pauline Novak) sitting on the edge of the Trevi Fountain. Rome, 1957 (Photo by Licio D'aloisio/Reporters Associati & Archivi/Mondadori Portfolio via Getty Images)
[Kim Novak, +1. Richard Wagner, sinon, Georges Rouault, Chuck Yeager, Dale Hawkins, Henri Salvador, clic-clic, Leslie Feist, Béatrice aussi, et Volodine, de quoi lire.]
samedi 13 février 2021
Relance de la consommation
[Richard Wagner, sinon, Georges Rouault, Chuck Yeager, Dale Hawkins, Henri Salvador, clic-clic, Leslie Feist, Béatrice aussi, et Volodine, de quoi lire.]
jeudi 13 février 2020
On s'en ira en Italie #349
[Wilhelm Richard Wagner, † le 13 février 1883. Georges Rouault, sinon, Chuck Yeager, Dale Hawkins, Henri Salvador, clic-clic, Leslie Feist, Béatrice aussi, Georges Rouault et Volodine, de quoi lire.]
mercredi 13 février 2019
On the set #223 (en Italie #282)
Set designers involved in the creation of the dragon Fafner for the representation of Siegfried by Richard Wagner at La Scala in Milan, December 1910, Italy, photo by Treves, from LIllustrazione Italiana, Year XXXVII, No 51, December 18, 1910.
[Wilhelm Richard Wagner, † le 13 février 1883. Georges Rouault, sinon, Chuck Yeager, Dale Hawkins, Henri Salvador, clic-clic, Leslie Feist, Béatrice aussi, Georges Rouault et Volodine, de quoi lire.]
mardi 13 février 2018
lundi 13 février 2017
Assaut du ciel (Unbirthday #268)
[Chuck Yeager, 94. Dale Hawkins, sinon, Henri Salvador, clic-clic, Leslie Feist, Béatrice aussi, Georges Rouault et Volodine, de quoi lire.]
samedi 13 février 2016
Hawkins, encore, toujours pas dix ronds #262
Dale Hawkins, 1957
[Dale Hawkins, † le 13 février 2010. Henri Salvador, sinon, clic-clic, Leslie Feist, Béatrice aussi, Georges Rouault et Volodine, de quoi lire.]
vendredi 13 février 2015
Ni papou ni bulot, ni bébé au Maroilles (un air qui vaut pas dix ronds #213) (a Very Merry Unbirthday #191)
De la Simone (Feat. Feist) 2003
[L'anniversaire de Leslie Feist, Henri Salvador, sinon, le 13 février clic-clic, Béatrice aussi, Georges Rouault et Volodine, de quoi lire.]
jeudi 13 février 2014
Un air qui vaut pas dix ronds #174
Et m'enivrer de vin de palme
En écoutant chanter le vent.
En écoutant chanter le vent.
Dimey - Salvador 1962
[Henri Salvador, le 13 février clic-clac, Béatrice aussi, Georges Rouault et Volodine, de quoi lire.]
mercredi 13 février 2013
Je me souviens #135
135.
Je me souviens qu'Henri Salvador a enregistré quelque chose comme les premiers disques français de Rock and Roll sous le nom de Henry Cording.
[Henri Salvador, † le 13 février 2008. On a aussi Béatrice clic-clac, Georges Rouault et Volodine, de quoi lire.]
lundi 13 février 2012
La Sainte-Béatrice
dimanche 13 février 2011
Élégance sans nom de l'humaine armature
Georges Rouault, † le 13 février 1958. Ici même il y a un an clic-clic, deux articles sur Antoine Volodine, sa démarche d'aversion et de malveillance.samedi 13 février 2010
Un malheur d’un type nouveau
La langue de mes livres porte, avant tout, la culture de mes personnages, des écrivains-chamanes que je mets en scène et des lecteurs que j’imagine. Elle véhicule leur culture subversive, cosmopolite et marginale, une culture de rêveurs et de combattants politiques qui ont perdu toutes leurs batailles et qui ont encore le courage de parler, alors qu’ils ont aussi perdu la bataille contre le silence. C’est pourquoi ici je ne suis pas ambassadeur de la langue française. Je suis seulement ambassadeur de mes personnages. À quoi ressemble le langage dans lequel ils s’expriment ? À une langue variée et parfois pauvre, parfois mutilée ou, au contraire, luxuriante et baroque. Leur langue n’est pas une langue nationale, mais la langue transnationale des conteurs d’histoires, des exclus, des prisonniers, des fous et des morts. Je suis ici porte parole de leurs voix. Dans mes livres, je traduis en français les fictions qu’ils produisent pour protester contre le réel, pour saboter le réel ou pour transformer le réel.Voilà pour la langue.
[...]
J’ai parlé d’inconscient collectif. Ce qui est avant tout à l’origine de mon travail, c’est la mémoire collective. Il y a en effet une volonté constante de s’approprier et d’utiliser, dans chaque livre, à chaque page, à chaque moment, des souvenirs communs aux individus qui ont traversé le XXe siècle. Au delà des individus, bien entendu, et quelle que soit leur expérience réelle des événements, il y a l’expérience historique, sur plusieurs générations.
Lénine prophétisait « un siècle de guerres et de révolutions ». C’est bien là que s’abreuve la mémoire de mes personnages. Lénine ne s’est pas trompé dans sa prédiction, mais il a été trop optimiste. Sa description prémonitoire du XXe siècle était incomplète. Aux guerres et aux révolutions se sont superposés les massacres ethniques, la Shoah et les camps, camps de concentration, camps de travail, camps de rééducation, camps de réfugiés, et j’en passe, car les variantes ont été nombreuses.
Le XXe siècle malheureux est la patrie de mes personnages, c’est la source chamanique de mes fictions, c’est le monde noir qui sert de référence culturelle à cette construction romanesque. La langue de mes personnages n’est pas une langue nationale, c’est la langue générale de ceux qui subissent le malheur et qui, pour contrer le malheur, trouvent des solutions révolutionnaires qui pourraient fonctionner mais qui ne fonctionnent pas, des solutions insurrectionnelles qui pendant un moment éphémère concrétisent une espérance, puis dégénèrent, se dégradent, deviennent un malheur d’un type nouveau.
La langue de mes narrateurs et de mes narratrices n’est pas une langue nationale, c’est dans certains cas à peine une langue humaine, c’est la langue de ceux qui malgré leurs efforts, tout au long du XXe siècle, ont connu seulement des défaites. En se référant en permanence aux tragédies archivées dans la mémoire collective, mes personnages épuisés prennent la parole et écrivent des livres. Ils parlent une langue étrangère au monde réel, ils recourent à des formes littéraires étrangères à la littérature du monde contemporain, ils s’expriment en inventant des formes décalées de roman des romånces, des Shaggås, des entrevoûtes, des narrats.
Antoine Volodine : Écrire en français une littérature étrangère
Chaoïd, n°6, automne-hiver 2002
Nous sommes ailleurs, nous ne vous parlons pas
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