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jeudi 5 août 2021

Balnéaire #148

After his death on 5 August 1895, on 27 August 1895 in a very stormy sea Eleanor Marx, Edward Aveling, Eduard Bernstein and Frederick Lessner in a boat took the urn containing his ashes and dropped all into the sea two miles off Beachy Head. 
As Eduard Bernstein later recalled, "since we knew of his predilection for delightful Eastbourne, the sea off Beachy Head was chosen as the most suitable spot for the execution of this portion of his last will and testament".

[Engels, le 5 août 1895. Marilyn aussi un 5 août, clic-clic, The Kills et Pasolini - Alec Guinness pareil, la Saint-Abel, la Saint-Oswald.]

mercredi 5 août 2020

Balnéaire #114

Raoul Peck’s The Young Karl Marx.

[Engels, le 5 août 1895. Marilyn aussi un 5 août, clic-clic, The Kills et Pasolini - Alec Guinness pareil, la Saint-Abel, la Saint-Oswald.]

lundi 5 août 2019

Selfie #292

Bert Stern Self Portrait with Marilyn Monroe , 1962.

[Marilyn un 5 août, clic-clic, The Kills et Pasolini - Engels, Alec Guinness pareil, la Saint-Abel, la Saint-Oswald.]


dimanche 5 août 2018

Relance de la consommation

[Marilyn un 5 août, clic-clic, The Kills et Pasolini - Engels, Alec Guinness pareil, la Saint-Abel, la Saint-Oswald.]

samedi 5 août 2017

Des journées entières dans les livres #214

« Le jour où ton manuscrit partira à l'imprimerie, je me saoulerai à mort ». Certes, il fallut attendre encore quelques temps avant que Marx- à qui « cette merde d'économie », comme il disait, donnait tant de fil à retordre – n'ait achevé le le livre I du Capital.

[Engels, le 5 août 1895. Marilyn aussi un 5 août, clic-clic, The Kills et Pasolini - Alec Guinness pareil, la Saint-Abel, la Saint-Oswald.]

vendredi 5 août 2016

Selfie #124

Ed Feingersh, 1955. 

[Marilyn le 5 août, clic-clic, The Kills et Pasolini - Alec Guinness aussi, la Saint-Abel, la Saint-Oswald.]

mercredi 5 août 2015

Selfie #62

1962. Marilyn by George Barris.

[Marilyn  le 5 août, clic-clic, The Kills et Pasolini - Alec Guinness aussi, la Saint-Abel, la Saint-Oswald.]

mardi 5 août 2014

Obi-Wan (this invincible defeat #2)

You can't win, Darth. If you strike me down, I shall become more powerful than you could possibly imagine.

[Alec Guinness de Cuffe, le 5 août 2000. Marilyn aussi, bien sûr, The Kills et Pasolini - la Saint-Abel, la Saint-Oswald, sinon clic-clic.]

lundi 5 août 2013

Ça a débuté comme ça #4

Radioplane Corporation, printemps 1945.

[La photo est de David Conover. Marilyn, bien sûr, The Kills et Pasolini - la Saint-Abel, la Saint-Oswald, sinon clic-clic.]

dimanche 5 août 2012

Of no return



Marilyn, bien sûr, comment y échapper ? La Saint-Abel, la Saint-Oswald, sinon clic-clic, et Marilyn déjà, sorellina minore - Pasolini.

vendredi 5 août 2011

La Saint-Abel (des journées entières dans les livres #68)

Si l'on y regarde bien, les chances qu'ont deux êtres de se rencontrer sont assez minces. Presque nulles, même, si l'on excepte les occasions codifiées fournies par la vie sociale : compagnonnage d'école ou de travail, voisinage de résidence et promiscuité obligée de certains loisirs. Le reste tient de la catastrophe.

[Pour le reste, le 5 août c'est aussi Marilyn, povera sorellina minore, et la Saint-Oswald - c'était l'année dernière, feat. Pasolini clic-clic et De Lillo clic-clac.]

jeudi 5 août 2010

Critique de la séparation

Tiens, tiens, la Saint-Oswald.
Le bonheur n'est pas quelque chose d'égoïste, ce n'est pas une petite maison, ce n'est ni prendre, ni recevoir. Le bonheur c'est participer à une lutte dans laquelle il n'y a pas de frontière entre son monde personnel et le monde en général.
Lee H. Oswald, lettre à son frère - en exergue de Libra, de Don DeLillo.

Posseduta dal mondo presente

Marilyn, encore, et Norma Jeane Baker qui meurt le 5 août 1962. Le poème de Pasolini est dit par le peintre sicilien Renato Guttuso - le tout est extrait de La Rabbia (1963). La traduction française est de Stefano Bevacqua et Annick Bouleau ("Pasolini cinéaste", Cahiers du cinéma, 1981).



Del mondo antico e del mondo futuro / era rimasta solo la bellezza, e tu, / povera sorellina minore, / quella che corre dietro ai fratelli più grandi, / e ride e piange con loro, per imitarli, / e si mette addosso le loro sciarpette, / tocca non vista i loro libri, i loro coltellini, / tu sorellina più piccola, / quella bellezza l’avevi addosso umilmente, / e la tua anima di figlia di piccola gente, / non hai mai saputo di averla, / perché altrimenti non sarebbe stata bellezza. / Sparì, come un pulviscolo d’oro. / Il mondo te l’ha insegnata. / Così la tua bellezza divenne sua. / Dello stupido mondo antico / e del feroce mondo futuro / era rimasta una bellezza che non si vergognava / di alludere ai piccoli seni di sorellina, / al piccolo ventre così facilmente nudo. / E per questo era bellezza, la stessa / che hanno le dolci mendicanti di colore, / le zingare, le figlie dei commercianti / vincitrici ai concorsi a Miami o a Roma / Sparì, come una colombella d’oro. / Il mondo te l’ha insegnato, / e così la tua bellezza non fu più bellezza. / Ma tu continuavi ad esser bambina, / sciocca come l’antichità, crudele come il futuro, / e fra te e la tua bellezza posseduta dal potere / si mise tutta la stupidità e la crudeltò del presente / te la portavi sempre dietro come un sorriso tra le lacrime / impudica per passività, indecente per obbedienza. / Sparì come una bianca ombra d’oro. / La tua bellezza sopravvissuta del mondo antico, / richiesta dal mondo futuro, posseduta / dal mondo presente, divenne così un male. / Ora i fratelli maggiori finalmente si voltano, / smettono per un momento i loro maledetti giochi, / escono dalla loro inesorabile distrazione, / e si chiedono: « È possibile che Marilyn, / la piccola Marilyn ci abbia indicato la strada? » / Ora sei tu, la prima, tu la sorella più piccola, quella / che non conta nulla, poverina, col suo sorriso, / sei tu la prima oltre le porte del mondo / abbandonato al suo destino di morte.

Du monde antique et du monde futur / la beauté seule était demeurée, et toi, / pauvre petite soeur cadette, / celle qui court derrière ses frères plus grands, / et rit et pleure avec eux, pour les imiter, / toi petite sœur plus jeune, / cette beauté-là tu la portais humblement, / et ton âme de fille de petites gens / n’a jamais su qu’elle la possédait, / sinon il n’y aurait pas eu de beauté. / Le monde te l’a enseignée, / ainsi ta beauté est devenue sienne. / De l’effrayant monde antique et de l’effrayant monde futur / la beauté seule demeurait, et toi / tu l’as traînée comme un sourire obéissant. / L’obéissance demande trop de larmes englouties, / de don aux autres, trop de regards joyeux / qui réclament leur pitié! / Ainsi, ta beauté tu l’as emportée. / Elle disparut comme une poussière d’or. / Du stupide monde antique et du cruel monde futur / demeurait une beauté qui n’avait pas honte / de faire allusion aux petits seins de sœur cadette, / au petit ventre si facilement nu. / A cause de cela il y avait de la beauté, / la même que celle des douces filles de ton monde… / les filles de commerçants qui remportent les concours de Miami ou de Londres. / Elle disparut comme une colombe d’or. / Le monde te l’a enseignée, / ainsi ta beauté ne fut plus de la beauté. / Mais tu étais toujours une enfant, / sotte comme l’antiquité, cruelle comme le futur, / et entre toi et ta beauté possédée par le Pouvoir / prit place toute la stupidité et la cruauté du présent. / Tu la portais toujours comme un sourire entre les larmes, / impudique par passivité, indécente par obéissance. / Elle disparut comme une blanche colombe d’or. / Ta beauté qui a survécu au monde antique, / réclamée par le monde futur, possédée par le monde présent, devint un mal mortel. / Maintenant les frères aînés, enfin, se retournent, / suspendent pour un moment leurs jeux maudits, / se détournent de leur inexorable distraction, / et se demandent: « Est-ce possible que Marilyn, la petite Marilyn, nous ait montré la route? » / Maintenant c’est toi, / celle qui ne compte pas, la pauvre, avec son sourire, / c’est toi la première au-delà des portes du monde / abandonné à son destin de mort.