samedi 13 août 2011
vendredi 12 août 2011
jeudi 11 août 2011
mercredi 10 août 2011
Un joyeux non-anniversaire #17
Le maître d’hôtel proposa des desserts :
«Nous avons ce soir de la pâtisserie: des éclairs, des mokas, des choux à la crème, comme avant la guerre …
— C’est cela, dit Caracalla, apportez des pâtisseries.
— Combien de gâteaux ?
— Beaucoup, de toutes les sortes, une grande quantité, tous les gâteaux que vous avez …»
Car Caracalla n’a pas dépassé l’âge où l’on aime les gâteaux.
[Daniel Cordier, 91 ans aujourd'hui. L'an dernier, clic-clic, Bashung : y seras-tu ?]
mardi 9 août 2011
Un client de passage
Alors on parle. Il me dit qu'il est peintre, qu'il s'appelle Chaïm (il prononce un "ch" guttural) Soutine, qu'il revient d'Amsterdam où il est allé voir les peintures de Rembrandt, qu'il se baladait dans le cimetière des Batignolles quand il s'est mis à dégueuler et à cracher du sang. [...]
Le soir est là, on parle toujours. Avec son estomac, je ne peux lui proposer d'aller manger. Je lui donne un peu de bismuth et puis des pilules pour calmer les douleurs. On discute viande... femmes... ordures... il décrit un lièvre écorché... je parle de cadavres africains... pourriture... femmes... On peut pas terminer la soirée comme ça, alors je l'ai emmené au boxon.
lundi 8 août 2011
Prix de beauté
I have been frantically searching for myself. And now you tell me that i am a "myth". What a blessing. Henceforth, i shall disintegrate comfortably in bed with my books, cigarettes, coffee, bread, cheese and apricot jam.
Louise Brooks, † le 8 août 1985 clic-clic.
dimanche 7 août 2011
Sur la corde raide, donc
On l’apercevait depuis le ferry de Staten Island. Depuis les abattoirs du West Side. Des gratte-ciel neufs de Battery Park. Des stands à bretzels en bas de Broadway. Du parvis en dessous. Des tours elles-mêmes. D’accord, certains ne voulaient rien savoir, préféraient l’ignorer. À 07:47, ceux-là étaient bien trop amorphes pour penser à autre chose qu’un bureau, un stylo, un téléphone. Sortis des bouches de métro, des limousines, des autobus, ils traversaient ensemble au feu, et pas question de lever bêtement la tête. À chaque jour suffit sa peine. Mais en voyant les attroupements, l’agitation, ils commencèrent à ralentir. S’arrêtaient net ou, haussant les épaules, se retournaient lentement, revenaient au carrefour, butaient contre les nez en l’air, se hissaient sur la pointe des pieds, dominaient un instant la foule et c’était waouh, putain, nom de Dieu.
[Philippe Petit, le 7 août 1974. L'an dernier, un soir d'été clic-clic. Et puis Bruno Cremer, clic-clac.]
[Philippe Petit, le 7 août 1974. L'an dernier, un soir d'été clic-clic. Et puis Bruno Cremer, clic-clac.]
samedi 6 août 2011
vendredi 5 août 2011
La Saint-Abel (des journées entières dans les livres #68)
Si l'on y regarde bien, les chances qu'ont deux êtres de se rencontrer sont assez minces. Presque nulles, même, si l'on excepte les occasions codifiées fournies par la vie sociale : compagnonnage d'école ou de travail, voisinage de résidence et promiscuité obligée de certains loisirs. Le reste tient de la catastrophe.jeudi 4 août 2011
3 quai Conti
Cette énorme collection, artistique et documentaire, est aujourd’hui terminée. Je puis dire que je possède tout le vieux Paris.[L'année dernière, on écoutait Lee Hazlewood clic-clic et la ligne de basse du siècle ; cette fois-ci, on regardera clic-clac les photos d'Eugène Atget, mort le 4 août 1927, pile pour devenir le Douanier Rousseau des surréalistes. On pensera aussi à Raul Hilberg, mort il y a quatre ans aujourd'hui, et qui tout seul - dans l'indifférence générale - a démonté la machine infernale.]
mercredi 3 août 2011
Eulogy to Lenny Bruce
On pensait il y a peu à Krista Nico, on y revient avec une chanson de Tim Hardin : la guitare mécanique de Lou Reed, la voix de Nico, une approche de la désolation - en souvenir de Lenny Bruce, qui meurt le 3 août 1966. L'an dernier, on célébrait Annabel et Cartier-Bresson, clic-clic et clic-clac, et comme le 3 août c'est - aussi - le jour de Joseph Conrad, on met un lien sur la gauche, rubrique Dans le désordre, pour ceux qui veulent lire Le coeur des ténèbres : nous fîmes escale à quelques autres endroits aux noms bouffons, où la joyeuse danse du Commerce et de la Mort va son train dans une immobile et terreuse atmosphère de catacombe surchauffée. Etc.
mardi 2 août 2011
De quoi éviter le purgatoire
[William S. Burroughs, † le 2 août 1997. Qu'est-ce qu'on a pu aimer ce film, Drugstore Cowboy : 1989, plus qu'un an à tenir pour en finir avec cette foutue décennie. Sinon, Fritz Lang et Melville : le 2 août, rude journée pour les acteurs de JLG.]
lundi 1 août 2011
Robin Cook, toujours
The Factory series was published between 1984 and 1993, and there remains no finer writing – crime or otherwise – about the state of Britain. Tragically, it is still the state we’re in.
[David Peace, 2011, cité par John Harvey sur son blog, clic-clic. Avec un hommage à deux de nos personal favourites, Laidlaw et Balzic, pas les plus connus, non, mais voilà. Il doit bien y avoir quelques traces dans les archives.]
Though the other character who was of central importance as a progenitor of Resnick was William McIlvanney’s Laidlaw. And not just to me. Rankin, whose Edinburgh was closer, after all, to Laidlaw’s Glasgow than my Nottingham, has made clear his debt to McIlvanney in the past. “Rebus,” he has said, “was an attempt at an east-coast Laidlaw.” Finally, though, when it comes the naming favourites, the law officers I enjoy reading about more than any others, are three: the persistent and long-suffering police chief Mario Balzic, in a stream of novels by K. C. Constantine; the permanently at-odds duo of Harpur and Isles in the novels of Bill James; and Jamie Harrison’s Sheriff Jules Clement, struggling to overcome a guiltily left-wing youth, gain respect and bring law and order [ plus the occasional well-made meal ] to the small township of Blue Deer, Montana.
Though the other character who was of central importance as a progenitor of Resnick was William McIlvanney’s Laidlaw. And not just to me. Rankin, whose Edinburgh was closer, after all, to Laidlaw’s Glasgow than my Nottingham, has made clear his debt to McIlvanney in the past. “Rebus,” he has said, “was an attempt at an east-coast Laidlaw.” Finally, though, when it comes the naming favourites, the law officers I enjoy reading about more than any others, are three: the persistent and long-suffering police chief Mario Balzic, in a stream of novels by K. C. Constantine; the permanently at-odds duo of Harpur and Isles in the novels of Bill James; and Jamie Harrison’s Sheriff Jules Clement, struggling to overcome a guiltily left-wing youth, gain respect and bring law and order [ plus the occasional well-made meal ] to the small township of Blue Deer, Montana.
Remember you called me Calamity

[Martha Jane Cannary Burke, † le 1er août 1903. L'an dernier, on dansait avec Delphine clic-clic, qui toujours surveille sa fermeture éclair.]
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